Ban lung se trouve dans la province du Rotanah Kiri au nord-est du Cambodge. Avec deux de mes collegues de Saem Monourom, Christophe et Laurent (Larry) respectivement Francais et Canadien, nous avons pris le bus pendant 4 petite heures depuis le Mondol kiri pour rejoindre cette ville. A notre plus grande surprise le propriétaire du café où l’on allait avant les treks, nous a rejoint à la dernière minute afin de faire un peu de promotion en dehors de Saem Monourom. Le trajet s’est donc fait dans une bonne ambiance entre-coupé de sommeil pour se remettre de la soirée de la veille.

Une fois arrivée sur place nous avons posés nos bagages à la guesthouse, et sommes parti en direction d’un lac dans les alentours avec une espagnol, Eva, que nous avions croisés dans un bar à Saem monourom puis dans le bus. Nous nous sommes baladés autour du lac en appréciant le paysage, et avons fini notre nuit sur des hamacs installés sur le bord.

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Le soir nous nous sommes renseignés pour faire un trek de deux jours dans la jungle. Nous avions la possibilité de le faire avec un groupe, mais le fait d’être 12 était pour nous un tue-trek, donc nous avons décidés de le faire à 4 avec notre espagnol.

Le lendemain nous avons décollés sur les coups de 8h direction un embarcadère à une heure de la ville pour traverser un des affluent du Mékong. La route était très poussiéreuse, et une fois arrivé à destination, on était déjà bien dégueulasse, surtout que nos chauffeurs traçait comme des malades sur la piste. Après un café nous nous sommes dirigés vers le fameux embarcadère.

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Le bateau n’était pas tout jeune rien qu’a voir le moteur, qui faisait un bruit d’enfer, et puis bon, l’état général du rafiot.

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En tout cas le capitaine maîtrisait sa machine parfaitement (heureusement!), et en 5 minuts nous étions de l’autre côté pour continuer en moto et rejoindre le poit de départ du trek, où nous avons rejoint un guide local qui vivait dans un village alentour.
Notre départ à ceci dit été retardé car la chaîne de la moto de notre guide à derayée en chemin, nous sommes donc parti environ une petite heure en retard. La première parti était sous le soleil et un peu de forêt jusqu’à un village où nous avons pris notre pause déjeuner.

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Puis nous sommes rentrés dans la forêt à proprement parlé après 1h de marche. A partir de là nous avons dû accélérer le pas car nous étions en retard, et il fallait arriver au camp avant la nuit. Une fois dans la jungle, le chemin était à peine visible et il fallait enjamber des arbres, faire attention aux petites branches par terre qui pouvaient vous faire un croche pâte de derrière les fagos, et celles avec des petits pics qui s’accrochaient partout, bref c’était tout de même assez physique.

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En route nous avons eu le droit à un petit goûté composé de chips de fruit (ne me demandez pas comment c’est fait), et un gâteau à la mangue.

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Après encore 1 ou 2 heures de marche nous avons atteint notre camp pour la nuit, et en avons profités pour prendre un bain frais dans une piscine naturelle pas très loin. Je ne me suis pas baigné très longtemps puisque j’avais une ampoule à vif sur chaque pied, et mon ongle encore un peu ouvert, et ici l’infection guette. Après ça, passage obligé à l’infirmerie pour désinfecter et changer les pansement de mes blessures.

Juste pour info, j’avais deux ampoules à vif qui datait du dernier trek au Mondol kiri, mon ongle par encore cicatrisé qui me faisait mal quand je marchais, et de multiple égratignures sur les bras et jambes, bref j’y suis allé à la Rambo, mais avec mon kit de premier soin (pansements et produit désinfectant).

Après un bon repas concocté par notre guide, semblablement le même que le dernier trek, et quelques verres de rice wine, nous sommes parti en pleine nuit dans la forêt à la recherche d’animaux à observer. Malheureusement nous n’avons pas vu de singes ou d’oiseaux, uniquement de belle mais petite araignées, des fourmis, des termites qui réglaient le compte d’arbres mort, et une sangsue qui c’est accrochée à la cheville de Larry.
Nous étions décidés à passez une bonne soirée et à veillé jusque tard dans la jungle, mais la fatigue des jours passés et le rythme élevé de la journée à eu raison de nous et nous sommes parti nous coucher dans nos hamacs.
Je n’ai pas super bien dormi, à vrai dire, j’avais froid car malgré la couverture sur moi, rien ne couvrait mon dos sinon le hamac qui n’est pas vraiment fait pour retenir la chaleur, et puis surtout de l’eau tombait des arbres à cause de la condensation, donc avec l’humidité c’était pas très confortable.
Après cette nuit de sommeil ponctuée de gouttes d’eau, nous avons pris notre café et mangés des nouilles avec des legumes et des poissons que notre guide avait péché la veille.

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La journée allait être plus tranquille car nous avions plus de temps devant nous. Nous avons donc pris le temps de goûter quelques fourmis rouge (c’est pas mauvais, même si elle te morde la langue), bu de l’eau contenu dans une branche d’arbre, apris quelques remèdes contre la diarrhée (et aussi comment l’avoir), contre la morsure d’un serpent (pas tous, mais il faut se couvrir de fourmi rouge, leurs morsures et le venin qui va avec empêche l’action de celui du serpent, combattre le mal par le mal), et bien sûr le chemin était aussi chaotique que la veille.

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Nous avons aussi eu l’occasion de faire un peu de balançoire forest-made.

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Quelques heures de marche plus tard, environ 4, nous avons rejoint un village pour notre pause déjeuner, on était dans un sale état, fatigué, cassé de partout, d’arriver au village à été une bénédiction.

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Nous avons mangés avec la famille qui nous accueillait et en avons appris un peu plus sur leur mode de vie.
Puis nous avons continués notre chemin pour rejoindre nos chauffeurs et rentrer à l’hôtel. Sur la route, notre guide est allé chercher une araignée dans son antre.

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Malheureusement en voulant la sortir, il a percé son abdomen avec sa machete, ce qui à eu pour effet de la mettre K.O et a terme de la tué. La morsure de cette araignée est mortel et aucun traitement existe, donc si elle te mord, comme l’a dit notre guide : “you need to die”. Dangereuse certe, mais elle ne méritait pas de mourir malgré tout, mais bon, ce n’était pas fait exprès.

Quelques mètres plus loin nous avons rejoint nos chauffeurs et avons traversés de nouveau le fleuve en assistant à un très beau coucher de soleil.

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Avec la même vitesse qu’à l’aller, nous avons parcourus la piste en pleine nuit, en traversant des nuages de poussière laissés par les camions et voitures, arrivé à l’hotel, on avait changés de couleur. Je ne vous raconte pas la douche!!!

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Nous avons ensuite réservés notre place dans les bus du lendemain, c’est là que notre route se séparaient, Larry partait au Laos, Christophe à Phnom Penh, et moi à Siem Reap pour les fameux temples d’Angkor.

L’est Cambodgien à été absolument fou, j’ai vécu des choses inoubliable et rencontré des gens magnifique.

Extra :

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2 thoughts on “Ban lung”

  1. Oups: que d’aventure avec tes compagnons de voyage. Tes photos et commentaires sont de plus en plus haletants.
    Ont n’est impatients des prochaines aventures, mais surtout prends soin de toi et soigne tes bobos pour pouvoir profiter pleinement de la suite du voyage. Bisous. Papa

  2. Que d’aventures…On s’y croirait.
    Pour le goûter c’est vrai que de déguster des fourmis c’est très original! J’aurais dû y penser quand vous étiez plus jeunes pour forger ton expérience alimentaire.
    En réalité dans la jungle vous n’êtes jamais seuls, des” petites bêtes” vous accompagnent toujours. Photos et textes fourmillent de détails (si j’ose dire).
    Soigne bien ton ongle l’humidité de la jungle ralentit la cicatrisation. Nous essaierons de montrer tes reportages à mamie et papy quand on sera chez tata Christiane et tonton Denis pour le repas de Noël. Sur tes précédentes photos j’ai aimé le sapin bouteilles et autres babioles…
    Besitos
    MAMAN

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